
Ed Haponik fait également, à l’instar de Zammy, figure d’original dans la communauté des spinneurs. Family man, maître d’école, féru d’arts martiaux (aikido notamment), musicien compositeur, skateur, on pourra le qualifier, au moins, de prolifique. Et bien entendu, et c’est la raison première de sa présence dans nos pages, Ed joue au yo-yo. J’ai tendance à croire que la gentillesse est proportionnelle au talent, car l’animal est aussi doué que disponible, à croire qu’il a trouvé le moyen d’avoir plus de 24 heures dans la journée! C’est donc avec un plaisir tout particulier que je vais retranscrire ses mots, sa vie au travers du yo-yo et le yo-yo au travers de sa vie.
Quand j’étais gamin, il m’arrivait parfois de jouer au yo-yo. Comme tous les gamins, je suis passé par certaines phases où j’ai pu apprendre quelques tricks simples, mais sans vraiment y réfléchir, simplement, je trouvais ça amusant. Plus tard, à la fin des années 90, j’étais moniteur dans une colonie de vacances, c’était l’époque du fameux « boom », la mode des
yo-yos, tous les gamins jouaient alors, tout simplement, je m’y remis, histoire de passer un bon moment. Aujourd’hui, je suis enseignant et le yo-yo me permet de briser la glace avec les jeunes en début d’année, au travers du yo-yo, on fait connaissance.
Je ne pourrais pas énumérer tout ce qui me plaît et me fascine dans tout ça, je pourrais en parler des heures; j’aime la sensation procurée par le jeu, la physique, la géométrie me fascinent et provoquent la fascination dans le regard des gens, attire le regard et intrigue le passant. De façon plus générale, l’activité m’a permis de me faire d’excellents amis, notre communauté et la culture qui en découle sont réellement uniques.
J’évite de chercher à définir mon style de jeu, je cherche simplement à me développer et à développer mon jeu, le compléter et l’affiner chaque jour, mais il m’importe peu de savoir comment ça s’appelle. Les gens m’associent souvent à des yoyos en bois ou avec de la réponse, mais je suis juste un spinneur qui refuse de s’imposer des limites ou de s’enfermer dans un « style » auquel je devrais me conformer.
La plupart du temps, je joue sur un Flying V, SPYY ont réellement réalisé le yo-yo parfait à mes yeux, en général je joue sur le petit roulement tartiné dans le lubrifiant. Je joue aussi souvent sur des no jives, et bien sûr, j’adore le Ronin aussi. Il a ce caractère bien distinct et son look particulier et unique, c’est mon yo-yo de tous les jours quand je m’entraîne ou quand je cherche à décrypter les tricks des potes.
Mes amis, ma famille sont mon inspiration, je ne pourrais jamais tous les nommer mais ils se reconnaitront. L’improvisation Jazz m’inspire également, je suis inspiré par le skateboard, le surf, par le zen et les arts martiaux traditionnels, la philosophie qui consiste simplement à vivre pleinement l’instant, le présent. En réalité, toute les composantes de ma vie et de ce qui m’entoure ont une influence et définissent mon jeu. Je joue souvent en extérieur, rarement en musique, mais j’essaye d’éviter les routines en général.
En réalité, je n’ai jamais eu de bonne raison d’arrêter de jouer, je suis clairement un « vieux » dans la communauté. J’ai jamais rien cherché à prouver ou à accomplir en jouant, à part peut être d’intéresser des gamins, les encourager à se mettre à jouer eux aussi, leur apprendre des trics cool et juste passer du bon temps. De manière plus personnelle, je veux progresser encore et toujours et me servir du yo-yo comme une manière de me comprendre, de me connaître un peu mieux. Pour moi, le yo-yo est un art fluide et dynamique, mais les gens en font ce qu’ils en veulent, l’important étant que chaque joueur s’y retrouve. Au final, ce que vous donnez en jouant, le jeu vous le donnera en retour.
Merci à Ed pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa leçon de vie
SPYY Flying V (V2) à la tienda del yoyo
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