Il existe des objets simples et fascinants de pureté qui attirent l’attention aussi surement que l’on ne voit plus qu’eux où que l’on se trouve. Sa forme si particulière et son design minimaliste suffisent à identifier du premier coup d’oeil cet objet. Tout cesi est si vrai qu’il est extrêmement difficile d’être objectif et critique face à un tel yoyo, mais je ne peux résister à l’envie de parler de lui.
La boite est en carton noire et porte la mention « yoyorecreation » en lettres argentés. Elle s’ouvre sur un yoyo entièrement nu, quasi raw, calé dans ce qui peut s’apparenter à de la ouate synthétique. Pas d’anodisation ni de traitement de surface, seule une gravure très sobre annonce sa parenté avec le constructeur Nippon et l’identité du joueur pour qui il a été pensé. Une fois pris en main c’est surtout le poids qui attire l’attention. C’est véritablement une impression de compacité qui prédomine. Les extrémités des jantes sont très larges et le diamètre de moins de 50mm ( undersize ) rendent un rapport de masse qui impressionne et laisse perplexe sur le comportement de ce yoyo. La forme globale est à l’image de toute la gamme actuelle des yoyos de Yoyorécréation qui semble pour le moment les décliner sur le même thème en conservant un aspect général.
Comme je le présentai, lors du lancer le yoyo est bien présent. On sens qu’il est sur la ficelle, mais cette présence ne semble pas me perturber en jeu. Un peu plus trad cela deviens agréable. Finalement cette sensation agit comme un indicateur supplémentaire permettant d’anticiper un peu mieux le comportement du yoyo en fin de spin. Le yoyo est un modèle stabilité, il ne se laisse pas désaxer et affiche un spin très long et vigoureux. On dirait que ce yoyo ne cesse de tourner et c’est justement ce temps de spin qu’il faut mettre à profit afin de se lancer dans des tricks plus élaborés. La petite taille du Messiah lui permet de passer entre les ficelles et les boucles sans risquer de buter. Le yoyo accepte les erreurs mais finit par exiger plus de nous même. Oui, le tricot est un peu plus facile , cela nous pousse à essayer plus de choses, à se montrer audacieux. Les grinds sont rendus possibles grâce à un usinage un peu différent des extrémités des coques, ils sont très bons mais pas exceptionnels. Il en est autrement pour les thumb grinds, en l’absence de rainure internes pour le pouce il faudra être particulièrement adroit et persévèrent pour pouvoir obtenir un rendu satisfaisant. Cet exemplaire du “Messiah” ne présente aucune vibration et seul le bruit du roulement en mouvement indique que ce yoyo est en sleeper. Le retour de ce yoyo se fait sans mauvaise surprise, le jeu est non responsif, et en main il se cale très confortablement.
Le Messiah est brut, non poli mais jouis d’un processus d’usinage de haute précision ce qui lui confère un brillant naturel. Hélas ce choix deviens quelque peu inesthétique lorsque l’aluminium finit pas s’oxyder en l’absence de traitement de surface. Le yoyo perd de son brillant et il faut alors frotter le yoyo avec un chiffon imbibé d’une solution nettoyante pour métaux. Le reste de la conception du Messiah est irréprochable, des pads à l’axe épais et court, conçu pour ne pas de se déformer en cas de chocs. L’aluminium utilisé est très solide et ne marque pas même en cas d’accident contre une surface carrelée.
Le choix de Yoyorecreation semble aller à contre courant. Là où les autres constructeurs cherchent sans cesse à se renouveler et réinventer de nouvelles formes, associer des matières, le “Messiah” présente la forme globale qu’adopte l’ensemble de la gamme de Yoyorécréation. On pourrait être tenté de penser que ce choix fait preuve d’un manque d’imagination guidé par un refus des prises de risques. Mais ce serait faire un raccourcis malheureux que de se borner à ce seul aspect des choses. Nous sommes bien forcés de constater que les qualités intrinsèques de ce yoyo balayent tous les arguments qui seraient avancés sur ce sujet. On peut discuter à loisir des choix esthétiques mais il est une chose certaine, jouez avec ce yoyo et immanquablement il sera distingué et reconnu. Il est vrai que cette forme, cet aspect, qu’il plaise ou qu’il ne plaise pas reste caractéristique des yoyos de Yoyorécréation, et il est toujours très gratifiant de jouer avec un tel yoyo.
Des “Messiah” anodisés sont disponibles à la vente en quantité limité, mais personnellement je le préfère ainsi, nu, nature et très sobrement gravé sur une de ses face. Ce yoyo est un des rares à pouvoir se passer de fioriture, d’anodisation splash et autres gadgets. Il assume sa simplicité et laisse découvrir la nature de sa condition comme un don vertueux à qui veut bien lui accorder sa foi.
Prix : 130€ environs

G.Y.
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[...] performances”. Deuxième signature de Takahiro Iizuka (le premier étant le Messiah), les détails exacts de sa sortie sont encore inconnus, mais l’on sait d’ores et [...]